Tu sais ce qu’on me disait quand je jouais au basket pro ?
« Jeffrey, tu as un don pour le tir. C’est naturel chez toi. »
Cette phrase n’aurait pas pu être plus fausse.
Pendant 8 ans – de mes 8 à 15 ans – j’étais intérieur.
Si tu ne connais pas le basket, il y a grosso modo 2 postes au basket.
Le poste extérieur généralement avec des profils « petits » et rapides qui shootent de loin. (ex: Kobe Bryant, James Harden, Allen Iverson…)
Et le poste intérieur avec les mecs qui restent le plus proche du panier parce qu’ils sont souvent plus grand que les autres. (ex: Shaquille O’Neal, Yao Ming, Dwight Howard…)
Puis l’adolescence est arrivée.
Et je suis rapidement venu au moment où tu commences à te frotter à des adultes.
Problème : je n’ai pas grandi autant que prévu.
Et presque du jour au lendemain, je suis devenu trop petit pour mon poste (ndlr, 1,91m)
J’avais en face de moi un choix simple : me réinventer ou arrêter.
J’ai choisi de me réinventer.
Et même si j’avais le potentiel pour maîtriser ce nouveau poste, ça ne s’est pas fait un jour.
J’ai dû oublier quasiment tout ce que je savais.
Et m’approprier un nouveau positionnement, des nouveaux mouvements et une nouvelle façon de vivre le jeu.
À ce moment là, j’ai environ 16 ans.
Je vous passe les détails et on fait un saut dans le temps vers la partie intéressante.
7 ans plus tard, le temps et le travail ont fait leur oeuvre et je me suis bien approprié mon poste.
Mais je ne suis pas encore indiscutable à mon poste.
Sur certains points – et notamment le shoot à 3pts – je peux faire mieux.
Alors pendant un été, j’ai pris l’une des décisions qui a le plus impacté ma carrière :
Je me suis enfermé tous les jours dans le gymnase avec un objectif quotidien : 200 shoots MARQUÉS.
Pas 200 tentatives.
200 réussites.
Dans un bon jour, ça voulait dire 300-400 tirs (50-66%). Dans un mauvais jour, 500 tentatives (40%).
L’année suivante, j’ai terminé meilleur pourcentage à 3 points de mon championnat avec +51% de réussite. (contre ~35% l’année d’avant)
Maintenant, parlons de LinkedIn. (je me doute que tu n’es pas là pour m’entendre évoquer mes vieux souvenirs de basket)
Tu sais pourquoi 90% des entrepreneurs restent invisibles sur les réseaux ?
Ils pensent que poster du contenu, c’est un « don naturel ».
Que certains sont nés avec et que malheureusement, eux ne l’ont pas.
Ils essaient 3-4 fois, ça ne marche pas comme ils veulent, alors ils abandonnent.
Seulement, ils oublient le plus important.
Poster du contenu – et encore plus du contenu qui fait son taff c’est-à-dire attirer sa cible – ce n’est PAS un talent.
C’est une compétence.
Et comme toutes les compétences : on peut la développer en la répétant assez de fois et pendant assez longtemps.
La clé, c’est de se concentrer sur le processus et non sur les objectifs.
L’été où j’ai passé ce fameux cap dans mon shoot, mon vrai objectif n’était pas devenir un meilleur tireur mais bien de réussir 200 tirs par jour.
Et inéluctablement, c’est ce qui a fait de moi un meilleur shooteur.
Si poster te semble difficile aujourd’hui, c’est normal :
- Tu ne l’as juste pas fait assez de fois.
- Peut-être que tu concentres trop sur le mauvais objectif (ex : atteindre 10k abonnés)
Au lieu de plutôt te concentrer sur un processus : publier un post de valeur de façon quotidienne.
Je peux déjà te dire ce qu’il se passera lorsque tu auras posté 200 fois :
- Ton cerveau aura créé des patterns.
- Tu trouveras tes idées plus vite.
- Tu sauras instinctivement quoi dire et comment le dire.
Et on peut imaginer que des centaines (milliers ?) de personnes t’auront rejoint pour suivre ton aventure.
Question pour toi :
Combien de posts as-tu publié cette année ?
Si c’est moins de 50, il y a sûrement encore un peu de taff à faire.